• Programme de la soirée:

    1. PHEP SU – Cérémonie de bienvenue destinée à l’accueil d’un hôte.
    2. KHADRO TENSHUK – Prière de longue vie
    3. KYABDRO SEMKYE – Prise de Refuge et génération de la pensée altruiste.
    4. SHA-MA – Danse rituelle du Cerf et du Buffle (Cham)
    5. TRUESO – Rituel de purification
    6. DUR DAK – Danse rituelle des Seigneurs du Charnier (Cham)
    7. KUNRIK – Le Parfait-Omniscient (méditation tantrique)

        Intermède

    8. BAKSHI – Danse rituelle des Seigneurs de la Mort (Cham)
    9. KANGSO – Accomplissement des Désirs Divin (méditation)
    10. TAKSEL – L’Art du Débat ( joutes philosophiques et débats dialectiques)
    11. SHANAK – Danse rituelle des Chapeaux Noirs (Cham)
    12. SHIJOE – Prières et dédicaces

    Avec : Kelkhang Rimpoché, Kachen Lobsang, Vén. Thupten Wangchuk, Vén. Ngawang Lobsang, Vén. Jampa Lama, Vén. Jampa Tashi, Vén. Lobsang Samdup, Vén. Lobsang Dhonden et Vén. Lobsang Gyaltsen (Interprète).

  • Le monastère de Tashi Lhunpo:
    Fondé en 1447 par sa Sainteté le Ier Dalaï-Lama, Gyalwa Gedun Drup, le monastère de Tashi Lhunpo est aujourd’hui le siège des Panchen Lamas, deuxième plus importante figure religieuse de l’Himalaya bouddhiste. Avant les événements de 1959, le monastère de Tashi Lhunpo était l’un des plus florissants centres religieux du Tibet central offrant éducation et protection à plus de 7000 moines. Les moines y recevaient les enseignements du Bouddha et la chaleur d’un foyer, ceci jusqu’à la fin de leurs jours. Au XVIIème siècle, Sa Sainteté le Vème Dalaï-Lama fit don du monastère de Tashi Lhunpo à son maître spirituel, le IVème Panchen Lama, prophétisant dans la foulée les réincarnations successives de ce dernier.
    Au cours des siècles, le monastère de Tashi Lhunpo ne tarda pas à devenir un pôle important de la vie religieuse du Tibet, garantissant, d’une part, la transmission du bouddhisme mahayaniste et tantrique, et assurant, d’autre part, la formation de nombreux érudits. A l’instar de la plupart des centres monastiques du toit du monde, le monastère de Tashi Lhunpo devait souffrir de l’invasion du Tibet par la Chine communiste. Il devient alors le centre d’enjeux politiques sans précédent, poussant une poignée de moines à prendre la dangereuse voie de l’exil sous l’intensification de la répression. Quant à son hiérarque, le Xème Panchen Lama, il devait payer le prix d’une pétition dénonçant les violations d’un régime communiste qui se voulait pourtant libérateur par 14 années de détention et d’humiliation jusqu’à son étrange décès en 1989.
    C’est en 1995 que le Dalaï-Lama reconnaît officiellement Gedun Choekyi Nyima comme étant la réincarnation du précédent Panchen Lama, provoquant une réaction immédiate du gouvernement de Beijing. Trois jours plus tard, l’enfant, âgé de 6 ans, et ses parents disparaissent, ainsi que l’abbé du monastère de Tashi Lhunpo qui avait contribué à sa découverte. Il faut attendre le 28 mai 1996, plus d’une année après l’enlèvement pour que le gouvernement chinois reconnaisse détenir le XIème Panchen Lama, alléguant avoir répondu à l’appel des parents qui craignaient que des séparatistes ne s’emparent de leur enfant et attentent à sa vie. Personne à ce jour n’est parvenu à entrer en contact avec l’un d’eux.
    En 1972, le monastère de Tashi Lhunpo s’enracine en terre d’exil, soutenu par Sa Sainteté le XIVème Dalaï-Lama. Installé dans le sud de l’Inde, au coeur de l’état du Karnataka, la petite communauté monastique de Tashi Lhunpo s’est vue croître au cours des ans. A la vingtaine de tibétains des années septante répondent aujourd’hui 250 moines issus des différentes régions bouddhistes de l’Himalaya, renouant de la sorte avec la tradition ancestrale du monastère de Tashi Lhunpo au Tibet.

  • Tournée européenne 2004:
    Depuis quelques années, les moines de Tashi Lhunpo ont également pris la route de l’Europe et des Etats-Unis afin de présenter à un public occidental toujours plus curieux les différents aspects de leur patrimoine spirituel et culturel. Pour la première fois en Suisse, ils vous feront découvrir les différents instruments de musique des liturgies bouddhistes, l’art des débats philosophiques ainsi que le Cham, danses sacrées, tels qu’ils sont encore pratiqués dans la plupart des grands centres monastiques tibétains. C’est au Vème Dalaï-Lama (1617-1682) que l’on doit d’avoir codifié ces danses sacrées dans son Cham Yig afin d’en assurer une correcte transmission. Cependant, l’origine de ces rituels spectaculaires paraît remonter au VIIIème siècle de notre ère, bien qu’aucun document ne permette de l’attester avec certitude. Il faut attendre le XVème siècle pour que ces danses deviennent publiques, offrant la possibilité à un auditoire non initié d’assister à de véritables épiphanies divines. L’apparition des divinités protectrices diffère pourtant d’un monastère à l’autre selon l’objet du rite et l’ordre monastique qui lui sont propres.
    Un Cham est toujours l’expression d’une révélation, d’un songe durant lequel un grand maître a vu une divinité, sa suite et une chorégraphie particulière. Après avoir rédigé une partition incompréhensible pour quiconque n’a pas été initié, il met en mouvement la vision de cette divinité et transmet son exécution à ses disciples. Les évolutions « chorégiques » des moines-danseurs, parés d’habits somptueux et masqués, sont accompagnées d’un texte liturgique et des instruments de la musique religieuse (cors, cymbales, hautbois, tambours et trompes télescopiques). De ce fait, chaque danse rituelle est un événement unique inscrit au sein d’une tradition monastique et transmis de génération en génération.
    Durant leur tournée européenne, les moines-danseurs de Tashi Lhunpo présentent des versions abrégées de ces rituelles spectaculaires et des chants sacrés tel qu’ils sont entonnés lors des prières quotidiennes.

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